GT3 – Capteurs, imagerie et inversion

Les problèmes d’imagerie et d’inversion prennent leurs origines dans des applications pratiques d’importance économique, industrielle et sociale significative. Ils voient la nécessité de disposer de sources et de capteurs optimisés donnant accès à des données pertinentes, d’outils d’extraction d’une information complexe de ces données, de la fusion convenable de cette information. Ceci implique des moyens de modélisation et de simulation à des fins de compréhension ou de comparaison aux mesures. Mais si les avancées de la mesure et de l’informatique conduisent à des signaux mieux collectés et mieux traités, et à des solutions d’inversions mieux implémentées, elles sont loin d’être pleinement satisfaisantes.

Ainsi, certaines spécificités des structures et matériaux se révèlent extrêmement exigeantes lors de la modélisation d’une interaction avec des signaux interrogateurs, tandis que la prise en compte d’effets couplés reste pour une grande part à mener, sans compter que de nombreuses questions théoriques demeurent ouvertes même pour des situations simples.

Le GT3 couvre ainsi plusieurs « métiers », en allant de la physique du capteur aux mathématiques appliquées en passant par une modélisation fine du problème direct et tous les challenges de simulation numérique associés à la propagation d’ondes. Il se situe donc et tout naturellement au carrefour de plusieurs disciplines scientifiques.

Au sein d’un GDR ONDES affiché pluridisciplinaire dès l’origine, le GT3 est pluridisciplinaire par essence, s’affichant en prise directe avec les besoins actuels ou à court terme des utilisateurs. Il se préoccupe non seulement de la construction et de l’emploi de solutions associées à ces besoins, mais également de questions de fond portant sur l’électromagnétisme et la photonique, l’acoustique et l’élasticité.

A ce titre, les potentialités de l’usage combiné de l’imagerie ultrasonore et de l’imagerie électromagnétique sont une perspective intéressante susceptible de regrouper différentes communautés au sein du GDR et ainsi de favoriser les échanges.

Nous n’oublierons pas de poursuivre les relations fructueuses avec les communautés savantes, et la SFA en particulier. Le renouvellement des journées organisées auparavant, ainsi que l’organisation de nouvelles, est d’ores et déjà programmé en raison d’une forte demande. Nous envisageons ainsi d’aborder la thématique « imagerie de la cellule » en y associant la communauté « Bio-mécanique ». De même le domaine du CND (contrôle non- destructif) va s’étendre au CNI (contrôle non invasif, e.g., détection de nanoparticules). A destination des chercheurs travaillant sur la conception des capteurs magnétiques, des journées d’étude vont par ailleurs être mises en place afin d’effectuer des études comparatives des performances de diverses technologies.

Animateurs